Drapeaux à prières...

 

 

Ces drapeaux porteurs d'espoir que j'aime...

Avant d'arriver au stûpa, déjà, dans les rues, ils nous accueillent. Ils nous attendent.
Ils sont partout, multicolores, traversant les allées, s'accrochant parfois aux arbres, flottant sur les toits, se détachant sur le ciel pur et bleu azur de février. 
Ils ? Ce sont les milliers de petits drapeaux tibétains.

Et dans l'enceinte du stûpa, ils fleurissent, se multiplient d'heure en heure. Car les tibétains en rajoutent, en rajoutent, en rajoutent encore... Le stûpa blanc disparaît maintenant sous ce flot de petits carrés de tissus...
Je m'extasie devant la richesse des couleurs du monde tibétain. Et je pense n'avoir rien vu d'aussi beau. Simplement beau. J'adore...
Je savoure la chance qui m'est donnée d'être là, de voir avec mes yeux ce spectacle d'un monde dont j'ai encore tout à apprendre. J'ai si souvent rêvé à cet instant...

On dit... qu'en bleu, en jaune, en rouge, en vert, les drapeaux s'offrent au vent : ils diffusent leur message manuscrit aux quatre coins du monde. Le vent emporte les prières aussi sûrement que le font les moulins avec les mantras glissés à l'intérieur...

On dit aussi... que les gouttes de pluie en glissant sur les prières des drapeaux, poursuivent l'oeuvre du vent et entraînent dans leur chute les messages de paix qui s'effacent, lentement, du tissu. Rien n'est jamais perdu...
On le dit, et j'y crois. Car rien n'est plus apaisant que de regarder cette myriade de drapeaux : ils emplissent les têtes et les coeurs de mille couleurs bienfaisantes... je les adore...





En bleu, en jaune en rouge... ils se découpent sur le ciel...

 

 

Préparation des drapeaux qui seront hissés au sommet..

 



Un seul homme a l'immense honneur de pouvoir
porter les précieux drapeaux jusqu'au sommet
du stûpa... il disparaît sous le poids
des tissus...l'oeil vigilent de Bouddha surveille son arrivée...

 


Richesse des couleurs de la vie tibétaine...
Même les parasols, sur les toits s'harmonisent...

 



Méditation en couleurs...

 


Sur les toits... au loin l'Himalaya rappelle
la couleur de stûpa...

 



Guirlandes de prières...

 



Autour du petit stûpa...
Bouddha pose son regard protecteur
et envoûtant sur la foule...

 

La vie, autour du Stûpa ...


Les moulins...

 


Dans la cour d'un gompa, le repas...

 



Les moines nous invitent à entrer dans le Gompa.
Devant la grande statue dorée de Bouddha, des milliers
d'offrandes, de sculptures en couleurs. Je m'approche...
Intriguée, je ne peux m'empêcher de toucher l'une
d'entre elles... elle est en beurre, oui, en beurre !!
Des centaines de statuettes, des centaines
d'heures de patience et de travail minutieux pour
offrir à Bouddha ces présents éphémères, 
que le temps finira par emporter, inexorablement...
Et je pense alors aux mandalas, ces illustrations de sable,
faites grain après grain, jour après jour, et qui une fois achevées seront dispersées
dans une rivière...
Sûrement pour nous rappeler que rien ne dure en ce monde,
que tout s'efface un jour... et que tout recommence...



En juillet, à mon retour, les moines du Sakyapa Gompa
m'invitent à entrer pendant leur séance de méditation.
Avant, je rends visite au monumental moulin
à prière à gauche du Gompa, et une fois encore
je cède à la coutume, et je fais 3 fois le tour, 
de gauche à droite, toujours, en exprimant le même voeu...

 


Au fond du Gompa, étincelante, couverte
de broderies précieuses et de khatas, 
la statue de Tara m'accueille.
Elle est magnifique.

 


                 

    

 

 

 


     
          

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Patan...